Du 26 au 30 octobre 2026
L’Institut français de Croatie et l’Académie des arts dramatiques de l’Université de Zagreb invitent Nivine El Kallas, chorégraphe, danseuse et comédienne libanaise.
Le projet est labellisé « en résonance avec la Saison Méditerranée 2026 ».
Du 26 au 30 octobre 2026, Nivine animera un atelier destiné aux étudiants de danse de l’Académie des arts dramatiques. Les résultats de l’atelier seront présentés au public le 30 octobre au sein de l’Académie. Nivine animera aussi un moment participatif autour de la danse traditionnelle libanaise dabké à la médiathèque de l’Institut français de Croatie.
Nivine El Kallas est une chorégraphe, danseuse et comédienne libanaise. Son travail explore les liens entre la langue arabe et le mouvement, ainsi que la manière dont le contexte de leur expression les façonne.
Diplômée en art dramatique de l’Université libanaise (Faculté des Beaux-Arts), elle est formée auprès de l’Académie d’été ORIANTHEATRE à Paris et elle se forme à diverses techniques de danse depuis 2009.
Dans le cadre de l’atelier avec les étudiants elle présentera « L’Alphabet du corps », une pratique issue de sa recherche chorégraphique, qui tisse des liens entre la langue arabe et le mouvement corporel. Son approche chorégraphique brouille les frontières entre répétition, improvisation et performance, en quête d’une présence brute et authentique.
La transmission ne consiste pas à fournir un vocabulaire tout fait. Il s’agit de créer les conditions pour que chacun découvre le sien : apprendre le corps, désapprendre ce qui lui a été imposé, écouter ce qui subsiste et inventer une autre manière de bouger.
L’atelier s’appuie sur une matière expérimentale et un espace ouvert à l’improvisation, instaurant un dialogue avec les schémas intuitifs du corps. Ensemble, ils élaboreront une ébauche corporelle, permettant au corps de jouer avec l’inconnu. À travers un langage — formel comme informel — aux variations infinies, ils danseront la langue et écriront la danse ; ils joueront avec les mots, les signes et le silence.
Ils exploreront différents états du corps et de l’âme — ouverture, étreinte, fracture, calme — tout en tissant des liens entre le mouvement physique et le langage. L’artiste partagera des outils et des pratiques (notamment la langue des signes et des phrases chorégraphiques) issus de ses dernières créations, afin de bâtir un espace de recherche commun où chaque corps peut écouter, imaginer, bouger librement et laisser émerger des gestes singuliers et organiques.






