Texte et mise en scène: Pascal Rambert

Avec: Nina Violić et Goran Bogdan

 

Ils y croyaient, ils y ont cru. L’amour fou, absolu, définitif. Mais c’est fini. Stan et Audrey se font face, se tiennent droits, en finissent. Clôture de l’amour, chant de la séparation, étend un dialogue de rupture. Deux artistes, dans une salle de répétitions aux néons crus, lancent et reçoivent les mots comme des projectiles. La diagonale est celle du fou, aux échecs. L’échec est flagrant, le champ de ruines infini. Corps en tension, sans merci ni négociation, Stan et Audrey rompent. Seul un chœur d’enfants suspend le procès. Un chœur vient chanter Happe de Bashung et disparaît. La parole change de camp, le poison se distille, chacun marque son territoire de la fin dans cette chambre des tortures. La partition, en deux temps, fait se débattre les êtres à l’intérieur d’eux-mêmes, et se répercuter les mots sur la peau. Tous impacts visibles, comme les chutes et les relèvements.