Dans le cadre du projet Structures de l’Invisible  Jean-Marc Lévy-Leblond sera présent à Zagreb, et donnera deux conférences en anglais :

« Les représentations de l’espace et du temps dans la physique contemporaine » le 15 avril à 17h à l’Institut Ruđer Bošković

Les sciences mathématiques et physiques modernes ont bouleversé nos conceptions théoriques sur l’espace et le temps : espaces à plus de trois dimensions, espaces courbes, temporalité relative, etc., autant de notions désormais indispensables à notre compréhension du monde. Peut-on présenter ces idées sans recourir à un arsenal mathématique sophistiqué ? Et peut-on se les représenter ? Quels procédés de visualisation et d’imagination mettre en œuvre à cette fin ?

 

« La relation art-science aujourd’hui » le 17 avril à 17h à Tehnički muzej  

Il est de bon ton aujourd’hui d’associer l’art et les sciences. La plupart des propos échangés dans ce domaine évoquent des comparaisons dont l’objet est de mettre l’accent sur les similitudes entre la création artistique et la recherche scientifique. On rétorquera que cette façon de traiter le sujet conduit à des points de vue bien superficiels. S’il nous faut considérer les pratiques actuelles (sociales et individuelles) dans les deux domaines plutôt que des représentations abstraites, nous constaterons que les différences entre l’art (les arts) et la science (les sciences) sont pour chacun d’eux plus importantes et plus intéressantes que leurs ressemblances. On pourra essayer de construire des liens riches de sens et féconds à la seule condition de reconnaître ces différences. Ce point de vue général sera illustré par quelques « brèves rencontres » entre un physicien (le conférencier) et quelques artistes contemporains.

 

Professeur à l’université de Nice jusqu’en 2002, dans les départements de physique, de philosophie et de communication, Jean-Marc Lévy-Leblond est une figure atypique du monde de la recherche. Il se distingue non seulement par ses nombreux travaux de recherche en physique théorique et mathématique, mais aussi par sa forte implication dans le domaine de l’éducation scientifique – y compris pour des littéraires- et ses contributions importante à l’histoire, la politique et la philosophie des sciences. Redonnant à la vulgarisation et à la culture scientifiques ses lettres de noblesse, il ne cesse de combattre la simplification et les clichés, quitte à dévoiler, avec humour, l’ »immense musée des erreurs qui nous ont précédées ». Doté d’un solide sens de la formule et d’un réel talent d’écriture, il a signé de nombreux ouvrages de « critique de la science », comme d’autres sont critiques d’art.